C'est en 1823, entre Saint Etienne et Andrezieu que fût ouverte la toute première ligne de chemin de fer. Elle fût prolongée jusqu'à Roanne en 1836. Vint ensuite la ligne reliant Saint Etienne à Givors puis Lyon entre 1830 et 1832.

        Ces premières liaisons ferroviaires servaient dans un premier temps au transport de charbon du point d'extraction jusqu'au port fluvial le plus proche (Loire ou Rhône).

        Parfois quelques voyageurs téméraires empruntaient ces convois, mais le voyage s'effectuait dans un wagon de type "tombereau" d'où un confort plus que précaire.

Entre 1837 et 1840 furent ouvertes les premières lignes affectées au transport de voyageurs :

** Paris à St Germain en 1837.

** Paris à Versailles en 1839 dite "Rive Gauche".

** Paris à Versailles en 1840 dite "Rive Droite".

Dans le même temps furent mise en circulation les premières voitures à  impériale.

       Malgré les craintes, les peurs et le scepticisme de certains, l'engouement pour le chemin de fer connut un essor rapide dans de nombreux pays. Il fallut rapidement se rendre à l'évidence : l'extension du réseau était indispensable mais les sommes nécessaires seraient colossales. Il fut fait appel à des capitaux privés et plusieurs gros industriels créèrent leurs propres réseaux.

Ainsi naquirent 6 grandes compagnies :

l'Est, le Nord, l'Ouest, le P-O (Paris-Orléans), le Midi et le P-L-M (Paris-Lyon-Marseille).

        Le Midi, propriété des frères Pereire, correspondait à la partie Sud-Ouest du pays alors que le P-L-M, propriété de la famille Rothschild, gérait la partie Sud-Est. Ayant rapidement compris que les réseaux se développeraient au-delà des frontières, les Pereire se firent attribuer, au Nord de l'Espagne, la concession du Norte tandis que les Rothschild se firent concéder les futures lignes M-Z-A (Madrid-Zaragosse-Alicante).

        C'est en Août 1864, à l'Ouest des Pyrénées, que la première liaison ferroviaire franco-espagnole fut ouverte entre Hendaye et Irun, au-dessus de la rivière Bidassoa. Pour la partie Est, il fallut attendre 1878 pour que la seconde liaison soit ouverte entre Port-Bou et Cerbère. Cette ligne appartenait à la famille Rothschild.

        Pour des raisons politiques et/ou militaires, l'Espagne n'adopta pas le même écartement de rails que le reste du réseau européen. Ainsi en France l'écartement est de 1m44 alors que de l'autre coté de la frontière, il est de 1m67.

        Dés le début donc, cela imposa, que ce soit coté français comme du coté espagnol, le transbordement tant des marchandises que des voyageurs. A l'heure actuelle, il en est toujours ainsi, même si certains matériels permettent un changement rapide des essieux (Talgo pour les voyageurs et Transfesa pour le fret).

Dernière mise à jour : le dimanche 04 novembre 2007