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      Dès le début de l'exploitation de la ligne, la gare de Bedous fut "promue" relais-traction. En effet, pour attaquer les premières rampes, les convois avaient besoin d'aide. Une machine, non attelée, poussait le convoi afin que ce dernier puisse prendre un peu d'élan. Bien que ce système ce soit avéré indispensable, les dirigeants de la Compagnie du Midi décidèrent, pour des raisons économiques, de supprimer ce relais-traction. Cette décision a eu des conséquences irréversibles.

        Pendant trois ans, de 1928 à 1931, la ligne connue une activité somme toute raisonnable malgré une vitesse d'acheminement faible et un tonnage peu conséquent Hélas, les événements politiques en Espagne de 1931 ne favorisèrent pas les échanges internationaux. La guerre civile venait de débuter avec la prise du pouvoir par les franquistes. En 1939, c'est la seconde guerre mondiale qui éclate en Europe avec une prise de position plus qu'ambigu de la part de l'Espagne. Seuls quelques convois, autorisés par les troupes d'occupation, transitaient par le Somport.

        Après la libération, les rancœurs entre la France et l'Espagne étaient si fortes que le trafic ferroviaire ne reprit pas avant 1948, soit plus de 18 ans.  

        Par la suite, la SNCF et la RENFE, hélas pour une fois d'accord, décidèrent de privilégier l'acheminement du Fret par Irun/Hendaye et par Cerbère/Port Bou. Il ne restait plus que les "miettes" pour les deux autres relations transpyrénéennes ce qui précipita bien évidemment la chute de la ligne.

Dernière à jour : le dimanche 04 novembre 2007